Prenant conscience de leur retard en matière de promotion de la qualité, les pays de la zone UEMOA mettent les bouchées doubles pour améliorer la qualité avec l’appui du Programme Qualité et de Restructuration et de Mise à Niveau de l’UEMOA.

Tous s’appliquent à construire définitivement une culture de la qualité en vue de lever les obstacles au développement et conforter la compétitivité des produits locaux.

La démarche du Programme Qualité de l’UEMOA vise à ouvrir les portes des marchés mondiaux aux acteurs industriels de la Communauté. Il s’agit de faire en sorte que les biens produits dans l’Union puissent pénétrer n’importe quel marché mondial, ce qui suppose qu’ils répondent aux règles et normes internationales. «A quelques mois de la fin du Programme, un bilan s’impose qui conduit à constater que de grands chantiers ont été initiés. « Des activités nombreuses ont été initiées pour atteindre les objectifs décidés », relève le conseiller technique principal du Programme qualité, M Aka Jean-Joseph KOUASSI. Mais, il reconnaît également que le programme a connu des retards dans son exécution et d’ajouter que « le challenge est d’arriver à opérer un changement de mentalité ». M Aka Jean-Joseph KOUASSI reconnaît modestement que ce changement ne peut se faire par le biais d’un seul programme, tant les écarts sont grands et les habitudes ancrées. Certes, au cours de la première phase, le programme a atteint ses objectifs de sensibilisation des autorités politiques et économiques sur la nécessité de la qualité comme levier de développement.

En effet, pour promouvoir la Qualité, l’UEMOA a institué des prix de la qualité pour récompenser les entreprises méritantes. «Nous avons des résultats indéniables, mais les impacts attendus ne sont pas totalement atteints, car quelques entreprises pionnières ne font pas le printemps de la modernisation par la qualité ; les choses changeront de la généralisation des pratiques. Ainsi, la plupart des activités ne sont pas encore finalisées notamment l’accompagnement des laboratoires de contrôle à l’accréditation», précise M Aka Jean-Joseph KOUASSI. Soixante onze laboratoires retenus dans l’Union sont accompagnés par le Programme. Parmi eux, trente visent la reconnaissance internationale. «D’ici la fin de l’année, seulement 10 d’entre eux pourront être effectivement accrédités. Ce qui est loin de notre objectif initial. On doit aller au-delà car, si le programme devait s’arrêter en août 2010, on aurait huit laboratoires prêts à être accrédités». Evoquant des difficultés de coordination entre l’UEMOA et l’ONUDI dans la mise en place des organes d’exécution du Programme, M Aka Jean-Joseph KOUASSI a bon espoir: «c’est juste un problème de temps».